Pourquoi faire un « prepoo » avant sa routine capillaire ?

La routine capillaire comporte des étapes précises aussi importante les unes que les autres. Mais ce qu’on fait « avant » ou « après » notre routine compte également pour la santé de nos cheveux. Comme par exemple le prepoo.

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C’est quoi le prepoo ?

Le prepoo est un terme anglais qui signifie tout simplement « avant shampoing ». De façon plus claire, c’est le soin que vous appliquez sur vos cheveux avant de les laver et donc de débuter votre routine capillaire.

Pourquoi un prepoo ?

Bon alors.. de vous à moi cela peut sembler un peut superflu😏. Je veux dire…pourquoi faire un soin AVANT de commencer ses soins capillaires ?? C’est quoi l’objectif ? Asseyez vous, on va clarifier tout ça.😌

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Personnellement, il y a deux raisons en particulier qui m’ont convaincue de l’importance du soin avant shampooing. La première c’est que certains shampoings contiennent des ingrédients tels que le sulfate, les silicones, les détergents etc.. Ces ingrédients ne sont pas vraiment nocifs puisque qu’ils permettent d’assainir les cheveux, de réguler les corps gras (sébum) et créer une sorte de barrière protectrice. Le souci c’est que justement, cette barrière peut étouffer la fibre capillaire, assécher le cuir chevelu et les cheveux. C’est là qu’intervient le prepoo. On peut considérer ce soin comme une base, l’étape qui vient préparer, protéger les cheveux et limiter les effets des produits lavants.

Deuxième raison : le prepoo a également pour rôle de faciliter le démêlage. Cette étape peut s’avérer donc cruciale pour nos cheveux afro ( qui ont le don de s’emmêler très vite 😀). Vous limitez ainsi la casse puisque les cheveux sont souples et prêt à être manipulés. Comme quoi vous faites d’une pierre deux coups, on adore ?!

Quel prepoo utiliser ?

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Les produits de prepoo sont disponibles dans le commerce, dans les magasins de cosmétiques pour cheveux. Mais vous pouvez également réaliser par vous même votre prepoo à la maison. Vous pouvez :

– faire un bain d’huile ( mélanger des huiles végétales, 3 au maximum et appliquez sur vos cheveux)

– appliquer un beurre végétal

– faire un masque avec des poudres capillaires

– appliquer des humectants tels que l’aloe Vera, le miel, la glycérine etc.

On laisse poser le prepoo environ 30 minutes et on passe au shampoing !

Ps: Voilà c’est tout! je vous reviendrai pour des propositions de soins prepoo que vous pouvez réaliser chez vous.

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Afro Puff, top 1 des coiffures les plus simples à réaliser avec tes cheveux

L’afro Puff est une coiffure très prisée dans la communauté black. Très tendance, elle est simple à réaliser et surtout met en valeur ta belle touffe.😍

Mais c’est quoi l’afro Puff ?

C’est un chignon plus ou moins haut qui se présente comme ceci:

C’est pas beau ça ?

La coiffure consiste à surélever les cheveux en les ramenant de l’arrière de la tête vers l’avant. Si cette coiffure est réputée pour être simple c’est parce qu’elle a besoin de très peu d’accessoires pour sa réalisation. Il faut juste une corde, et vos cheveux (ce que vous avez sûrement déjà😅). Si vous n’avez pas de cordes vous pouvez tout simplement utiliser un lacet de chaussures. Perso c’est ce que j’utilise tout le temps 😉

Comment réaliser son afro puff ?

– Avant tout bien hydrater ses cheveux ;

– Peignez vos cheveux vers l’avant de la tête;

– Enroulez la corde / le lacet autour des cheveux et serrer jusqu’à l’obtention du chignon;

– Lorsque vous avez la bonne hauteur, faites des noeuds avec la corde pour sécuriser le chignon;

Et voilà !! En deux temps, trois mouvements vous êtes coiffée avec votre afro puff !

Une petite touche finale pour rester tendance: Prenez votre Edge Control ( de vous à moi au Bénin 🇧🇯 on appel ça Tam-Tam 🙈😂). Avec votre Edge Control vous faites des baby hair et le tour est joué !

Si ça c’est pas être bien coiffée c’est quoi ?😏😍.

Moi j’aime bien l’afro Puff et vous ?

Ps: je n’ai aucun droit sur les photos.

Présentation du blog

Vidéo d’illustration

Hello hello tout le monde! La forme j’espère ? Je suis Abishag Bankole, béninoise, journaliste et rédactrice web.

Je suis une véritable addict de cheveux afro ( si on peut le dire ainsi😅) d’où la création de ce blog. Comment prendre soin des cheveux afro ? Quel est mon type de cheveux ? Quels sont les soins adaptés à mes cheveux ? Que faire pour gagner en longueur ? Comment les rendre brillants, souples, volumineux et beau?

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Si toutes ces questions sont aussi les vôtres alors…mesdames messieurs montez à bord pour cette belle aventure afro 😌

Ensemble nous allons découvrir nos cheveux et apprendre à adopter les bon gestes pour une touffe magnifiiiiique !!!

Prêts ?… Let’go

CHEVEUX AFRO : Un retour au sources pour les africains.

C’est quoi les cheveux afro ?


Les cheveux crépus présentent un aspect sec, avec des boucles très serrées. Ils poussent en spirale et sortent couchés sur le cuir chevelu, contrairement aux cheveux lisses qui poussent tout droit. Chaque brin de ce type de cheveux poussent dans une minuscule forme d’hélice semblable à un ressort. L’effet global est tel que comparé aux cheveux lisses, ondulés ou bouclés, les cheveux crépus semblent beaucoup plus denses.

Pendant de nombreuses années, les africains ont préféré les coiffures occidentales, défrisés au détriment des cheveux afro. Plusieurs facteurs déterminants ont favorisé l’abandon de leurs cheveux naturels. Un retour dans l’histoire s’avère nécessaire pour mieux en comprendre les raisons.

Histoire du cheveux afro

L’histoire des cheveux afro est originaire des différents groupes ethniques d’Afrique. L’apparition des premiers « Dreadlocks » remonte à l’ancienne Egypte. Socialement parlant, le soins des cheveux jouait un rôle significatif dans l’identité des tribus africaines. C’était un moyen de déterminer le statut social d’une personne basée sur l’ethnicité, l’âge, la richesse, la fertilité, la virilité la religion et bien d’autres critères. Certaines tresses étaient faites en fils de laine, d’autres avec de la boue ou encore de l’argile. La réalisation de ces coiffures s’étendait sur des heures et parfois des jours. Les femmes prenaient ces moments pour se socialiser et créer des liens avec les autres.

Puis vint le temps de l’esclavage où les européens ont commencé à kidnapper et à vendre des africains de tout statut social sur les côtes africaines. Beaucoup d’entre eux avaient des coiffures très élaborées. Certes les européens admiraient, la complexité des styles, textures et des ornements des cheveux noirs, mais il fallait faire disparaître leur identité afin de maintenir sur eux leur domination. Les propriétaires rasaient les cheveux des esclaves (hommes et femmes). Après avoir vécu trois mois sur des bateaux où l’hygiène et le soin des cheveux ne pouvaient pas être effectués, la plupart des esclaves avaient les cheveux emmêlés. Ils n’avaient plus le droit de maintenir leur cheveux dans le style de leur choix. N’ayant plus la possibilité de s’occuper de leur cheveux comme en Afrique, ils étaient contraints d’utiliser des huiles de cuisine, du beurre, du kérosène et des brosses de moutons. Les cultures africaines et les soins de beauté traditionnels ont commencé à disparaître. La peau noire, les cheveux crépus, les traits africains étaient considérés comme repoussants et laissa place à la peau claire, les cheveux lisses et les parures européennes. Les esclaves aux teint clair et au cheveux lisses étaient vendus plus cher.

Avec le métissage, les enfants biraciaux avaient des cheveux bouclés similaire à ceux de leurs pères. Avec ce grand lavage de cerveau, les noirs résignaient à l’idée que la peau noire et les cheveux crépus étaient moins attirants. Une mentalité qui a été transmise de génération en génération, inconsciemment ou pas. Au fil des ans il a été imposé aux femmes noires de couvrir leurs cheveux en public. Cette loi n’aura fait qu’attiser encore les regards sur les femmes noirs car leur créativité et leur fantaisies dans le port de foulard les rendant plus attrayantes. Après l’esclavage, ce qui était considéré comme beau cheveux se fit sur plus fins, plus lisses et se rapprochait des cheveux européens. Cet aspect des cheveux étaient devenu prépondérant pour que les noirs puissent trouver du travail, rentrer dans certaines écoles, églises et groupes sociaux. Autant de raisons de l’adoption des cheveux défrisés.

Le retour aux sources

Il a fallu de nombreuses années pour effacer les impacts psychologiques de l’esclavage et pour que les africains se réapproprient leur afro.
Dans les années 60 Angela Davis devient une icône du pouvoir noir avec son large afro. Les cheveux crépus devenaient un symbole de la fierté et du pouvoir noir. La célèbre phrase « Black is Beautiful » fit son apparition. Les « black » ont exploré depuis ce temps plusieurs sortes de coiffures alternant le « curly » (bouclettes) ,le défrisé, les nattes, les dégradés pour les hommes. À partir des années 2000, sans toutefois laisser définitivement le défrisage, les cheveux afro sont de plus en plus arborés par les noirs. Vers 2009 beaucoup de femmes noirs se sont remises complètement au naturel avec une sorte de revendication des cheveux afro. Plusieurs mouvements sont créés partout dans le monde et surtout en Afrique pour inciter les femmes à garder leur cheveux afro. Certains de ces mouvements ont pour but de conseiller les femmes sur les différents soins appropriés aux cheveux afro en fonction du type de leur cheveux. Le nombre de femmes au naturel a considérablement augmenté surtout à cause de la prévention sur le dangers des produits chimiques que contiennent les produits défrisants. Les mouvements « nappy » ( terme issu de natural et happy désignant les cheveux crépus) de nos jours consiste en réalité à faire apprécier de plus en plus les cheveux crépus aux femmes ou jeunes filles africaines mais également aux enfants. Un combat très profond puisqu’il vise également à renforcer la fierté africaine et donc de la culture.

Avoir des cheveux plus sains, plus épais, plus volumineux, plus long ou encore plus résistant : autant de motivation pour le retour naturel. À cela s’ajoute un désir de promotion de la culture africaine d’où l’importance de comprendre les liens étroits entre les cheveux afro et notre culture. Car en plus d’être la tendance capillaire du moment, garder ses cheveux afro revêt parfois un aspect presque révolutionnaire puisqu’il exprime l’affranchissement de la domination européenne sur les noirs.

Le port du foulard en Afrique

Une ancienne pratique devenue tendance

« Femme portant un foulard en tissu wax »

Le port du foulard date de l’époque précoloniale. En fonction du peuple qui le porte, le foulard était désigné par plusieurs termes : « Duku » au Malawi, le « Tukwi » au Botswana, le « Chitambala » en Zambie, le « Moussor » au Sénégal, le « Gele » au Nigéria et dans beaucoup d’autre pays de l’Afrique de l’ouest en langue Yoruba et « Ichafu » en Ibo.
Si le foulard était symbole de la culture et de la religion, son port n’était pas anodin. Il avait une signification particulière. Autrefois chez certains peuples, le foulard servait à protéger la femme contre les esprits surnaturels. Par ailleurs, il indiquait le statut matrimonial de la femme à la manière dont il était noué. On pouvait donc différencier dans la rue une jeune fille, d’une femme mariée, une veuve, d’une grande mère etc. Chez les Yoruba par exemple, si le bout du foulard pointait du côté droit, cela signifiait que la femme qui le portait était mariée et si la pointe du foulard était du côté gauche, la femme était un cœur à prendre et pouvait être courtisée. Dans d’autres cultures également le foulard était porté par des adeptes de certaines religions traditionnelles comme par exemple le « vodoun » au Bénin. Ainsi donc le port du foulard a été pendant longtemps autant un accessoire important de la coquetterie féminine. Mieux encore il était parfois un attribut de richesse car plus le foulard noué était complexe, plus la considération de la femme devenait grande dans sa communauté.

Le port du foulard a t’il toujours aujourd’hui les mêmes significations ?


Depuis quelques années déjà le port de foulard balance entre modernité et traditions. En réalité on assiste à une sorte de modernisation de cette ancienne pratique. Dans plusieurs pays comme le Nigéria, le Bénin, le Congo, la Côte d’ivoire etc.., le «Gele » revêt un caractère presque «révolutionnaire» chez la gente féminine. Que ce soit pour les femmes Yoruba ou d’autres cultures, le  « Gele » est très tendance et impacte fortement la mode autant sur le continent africain qu’ailleurs. Originaire du Nigeria, le Gele couvre entièrement la tête de la femme et de distingue bien pas son caractère large et quelque peu pointé vers le haut.

« Femme portant le Gele »

En plus de l’aspect traditionnel cette forme de foulard apporterait apparemment une touche d’élégance bien particulière. Au détour des cérémonies et de diverses festivités telles que les mariages, la dot, les baptêmes etc..de nombreuses femmes choisissent de relever leur féminité par cet accessoire devenu presque incontournable. Le « Gele » qu’il soit noué simplement ou de manière complexe, s’avère être de plus en plus une pièce phare dans l’habillement féminin. Le Gele qu’il soit associé à une robe ou encore à un «  bohoumba »(une tenue traditionnelle très courante en Afrique de l’ouest) octroie à la femme une prestance presque royale. Encore que même de nos jours en terme de considération sociale, cet accessoire traduit parfois la situation financière des concernées. Chaque femme se présente sous son beau jour selon l’étendue de sa richesse. On déduit que malgré la modernité, le port du foulard reste toujours autant porteur de message. Pour toutes ses raisons et biens d’autres encore il n’est donc pas étonnant de voir nos belles dames faire du Gele un choix prioritaire.

( Avis au lecteur : Images d’illustrations receuillies sur le net)